show showComplete play pause reverse

roll_news roll_accueil roll_contact roll_fb roll_uk
HISTOIRE & AVENIR
1- Les Chiens Saint-Bernard

« Amour, Tendresse et dévouement jusqu’à l’ultime Sacrifice »

 

Le Saint Bernard est un chien au passé glorieux, apprécié pour son affection, sa fidélité, son intelligence et son dévouement envers l’homme.

Ses origines lointaines se perdent dans la nuit des temps. Il est sans doute originaire de l’Asie, descendant du dogue du Tibet, la plus ancienne trace se trouve sur un bas-relief Assyrien datant de 2500 ans. C’est au cours de guerres et d’échanges commerciaux que ces chiens furent amenés en Europe. Lors de la conquête Romaine, ils font partie de l’armée, dressés pour l’attaque. Henry VIII d’Angleterre lance 500 chiens équipés de colliers à pointes contre Charles QUINT. Aux XVIIè siècle, des notables Suisses donnent quelques spécimens à poils courts aux moines pour assurer leur garde. Les chiens St- Bernard deviennent alors les compagnons des moines du Grand et petit St- Bernard, notamment « Ruitor» qui fut le fidèle ami du  recteur Chanoux à l’hospice du Petit  St- Bernard.

Très résistant, affectueux, doté d’un flair remarquable le chien St- Bernard sera dressé par les moines vers 1750 pour le sauvetage des voyageurs en péril. A cette époque, la route du pèlerin est longue et semée d’embûches, la tempête et la neige font rage dans ces lieux complètement isolés, car il tombe en moyenne 10 mètres de neige par an, s’étalant de novembre à début juin, et la température moyenne actuelle oscille aux environs de +0,5°. Les moines, accompagnés des chiens, partent souvent à la recherche des voyageurs. Dotés de larges pattes, les chiens font la trace dans la neige fraîche, s’aidant de leur poitrail ; grâce à leur flair, ils fouillent et retrouvent les personnes ensevelies dans la neige. Le tonneau rempli d’eau de vie accroché au cou du chien redonne vigueur aux pèlerins pour terminer le chemin qui mène à l’hospice.

En 1820, la race est menacée d’extinction, un seul couple subsiste à l’hospice du Grand St- Bernard. En 1857 Henry Shumacher tente alors de croiser ce chien avec le Terre neuve. C’est l’apparition du St- Bernard à poils long. C’est en 1862 lors de l’exposition de Birmingham que ces chiens prennent officiellement l’appellation de « St Bernard » ; auparavant on les nommait « Mastiffs Alpins, Chiens Barry ou chiens du Couvent ». Ces chiens accompagnaient aussi les chasseurs alpins, attelés à une luge, pour le ravitaillement des forts de montagne ; les moines pratiquaient de même. La destruction de l’hospice durant la dernière guerre amène la disparition des chiens du col du Petit St- Bernard.

Mais en 1960, M. Charles Clément passionné par les St- Bernard tente de s’installer au col avec ses cinq chiens, la vétusté des lieux ne le permet pas. C’est à quelques kilomètres de là, au Relais du Petit St- Bernard, à la Rosière que MM. Et Mme Arpin Jean acceptent de fonder avec lui un élevage de ces chiens. L’élevage prospère, de nombreux chiens sont primés lors des expositions canines :

_ 1968  « Oulette » 1er prix à Evian
_ 1972  « Sylphide » 1er prix à la Roche-sur-Foron
_  1974  « Apollo » sera sacré Champion du Monde
_ 1975 « Tommy » 1er prix à Lyon
_ 1976 «  Balz » obtient le 1er prix CACIB à Evian et à Grenoble en 1979 .

 
La légende de Barry

LA LEGENDE DE BARRY  AUX QUARANTE SAUVETAGES

Dés l’approche du brouillard ou dès que la neige commençait à tomber, on le voyait, paraît-il, s’agiter dans le chenil de l’hospice du Grand St- Bernard ; aboyant, montrant par là son désir de partir à la recherche des voyageurs égarés. Barry, l’une de ces bêtes que l’on appelait un « Chien de Dieu », avait une méthode personnelle de sauvetage : Fouillant vigoureusement la neige avec ses pattes, il donnait en même temps de la voix pour attirer l’équipe de secours. Lorsqu’il avait mis à jour son client inanimé souvent, il lui léchait la figure, le tournait et le retournait avec de grands coups de tête pour le rappeler à la vie. Si ce traitement de choc ne réussissait pas, le chien se plaçait alors sur la poitrine de l’homme pour essayer de le réchauffer, en prenant bien soin de ne pas l’étouffer. Et aussitôt, il se mettait à aboyer d’une manière très particulière, les moines connaissaient ce code, ils ne s’y trompaient point.

 


Un jour l’on vit arriver Barry avec un jeune garçon sur son dos. Non seulement il l’avait dégagé de la neige, ranimé, mais il avait eu l’idée de se coucher à ses côtés de manière à permettre à l’adolescent de grimper sur son échine.

Barry mourut en 1814 dans de tragiques circonstances. A cette époque, des déserteurs des armées napoléoniennes traversaient assez souvent les cols. L’un d’eux fut surpris par une tempête aux abords du monastère, et il fut bientôt enseveli sous l’amas de neige. Barry le découvrit, le dégagea et pour le réchauffer, se coucha sur lui. L’homme reprenant ses sens, cru avoir à faire à un loup. Il tira son sabre et transperça la pauvre bête.

Barry succomba ainsi au champ d’honneur qui ne pouvait être pour lui qu’un champ de neige….

L’association « Les amis de BARRY »

Actuellement, une association « Les amis de Barry » a pour but de maintenir un petit élevage à la Rosière afin de perpétuer  la race et de faire connaître les chiens St Bernard au public.

La commune de Montvalezan, les  dons et adhésions des membres contribuent financièrement au fonctionnement de la structure (sorties quotidiennes, soins, alimentations).

Les chiens sont en sortie extérieure deux à trois fois par jours, de ½ heure à une heure.

Pour tout renseignement, vous pouvez nous contacter :
ASSOCIATION « Les Amis de BARRY »
Relais du petit St Bernard
73700 La Rosière
Tel. 06.60.69.80.48 (hôtel)
E-Mail : lesamisdebarry [at] petit-saint-bernard.com

2- L’Histoire de l’hôtel : le rêve d’un enfant du pays

Dans la petite cour de l’école publique du CREY qui accueillait vers 1927, une quarantaine de garçons de tous âges, Mademoiselle Marie d’Hilaire donne le signal de la rentrée terminant la récréation du matin. Un petit garçon de 6 ans manque à l’appel: Jean ARPIN de Stanislas, dit aussi de COLIN, prénom de son grand père. Ah! le voilà qui pousse la porte et pénètre en classe, congestionné, traînant sous son bras sa paire de skis tout neufs, en souple frêne du pays, confectionnée avec amour par un ancien du pays et voisin, Ariste COHENDOZ, des PERRIERES. L’institutrice gronde en se saisissant des skis.

« En voilà assez, toujours du Retard, je vais les scier et les jeter au feu!


Et l’enfant, brusquement agressé dans son trésor le plus cher, se rue sur la maîtresse abasourdie, hurle, griffe et frappe à coups de pieds et de poings. Le soir venu en rentrant au logis, il soulage son coeur déchiré auprès de sa maman Augustine, douce et consolatrice » …

« Jean est encore en retard. On verra bientôt quelle avance il avait au niveau des idées »  Extrait du livre de Hélène ARPIN épouse de Jean ARPIN « Le roman de La Rosière-Montvalezan de A  et  Z » et Texte repris par Jean-Pierre AUBONNET ancien Maire dans son Hommage à J. ARPIN, le jour de la sépulture, le 19 Juin 1989.

Jean ARPIN était un passionné de ski comme beaucoup d’enfants qui découvraient le plaisir de la glisse ainsi que cette joie de parcourir la montagne et ses paysages magnifiques. Durant ses multiples expériences, Jean observera la naissance des stations de ski, cela lui confirmera le potentiel du site de La Rosière : l’ensoleillement maximum, une altitude de 1850m  avec un très bon enneigement, la proximité de l’Italie, mais la période douloureuse de la 2ème guerre Mondiale stoppa les projets qui commençaient à germer mais ne vida pas le réservoir d’espoir et d’idées.

Hélène nous raconte à nouveau l’après guerre : 1946. Le premier contact est établi. J.A rencontre souvent, à Séez, Gaston GAIDE et, un beau jour lui parle de la Rosière susceptible de devenir aussi une station de sports d’hiver; tout en insistant sur son désir de faire le premier pas en y construisant un hôtel.

Sitôt dit, sitôt fait. J.A remercie vivement Monsieur GAIDE (Archive Personnelle) et s’empresse d’écrire au Sénateur Antoine BORREL (A.P) plaidant avec chaleur et conviction pour « son petit coin de pays natal, bien propice au tourisme estival et hivernal ». (A.P)

La réponse encourageante et chaleureuse du Sénateur Savoyard qui a tant œuvré pour le développement de son pays, ne se fait pas attendre.

Hélas ! Dix ans de lutte seront nécessaires, car le “nerf de la guerre” n’est pas au rendez-vous. Les courriers se poursuivent. Afin de concrétiser ces désirs, J.A et ses amis décident d’aller plus loin. Ils se rendent en compagnie de J. GAIDET à Montvalezan, aux environs de la Toussaint 1946. Dès le matin, les villageois qui se rendent à la messe peuvent lire une affiche placardée en bonne place devant la mairie, signé J.ARPIN. C’est une invitation à participer à une réunion importante en vue de la création d’un Syndicat d’Initiative. Une cinquantaine de femmes et d’hommes y répondent avec grand intérêts. J.A leur fait part de ses intentions, explique, exprime les souhaits de tous.

 

« La Rosière possède tous les atouts pour assister au développement d’une station qui permettrait aux jeunes de travailler sur place, dans leur pays ». Fort des expériences douloureuses du passé, c’est sur ce point essentiel qu’il insiste énergiquement. Que les familles ne se dispersent plus et vivent rassemblées et heureuses dans leurs villages harmonieux essaimés sous le soleil cascadant longuement ses rayons ou sous les tempêtes amies vertigineuses.

Un bureau est élu. J.ARPIN ne pouvant accepter la présidence, car résidant à Hauteluce, elle échoit à Séraphin MAITRE, un converti actif de la première heure. Un combat fascinant s’engage, l’espoir gonfle les cœurs, les yeux brillent, les conversations bruyantes vont bon train. A travers le chatoiement ambré ou violine des verres miroite un avenir meilleur.

1947 : Voici le soutien de Jean Baptiste GAIDET élu président de l’U.S.M durant 4 ans.

« Sous son impulsion, challenges et concours ont été organisés. Je souligne son grand dévouement à cette cause et à d’autres auxquelles il a apporté son concours. Cette bonne entente régnant, a favorisé l’éclosion, à l’époque, d’une possibilité de tourisme estival et hivernal ». (Hommages de J.ARPIN)

Et Jean écrit à Jean : « Viens vite faire quelque chose à Montvalezan. Car vraiment, il nous manque un petit hôtel. Je m’en suis rendu compte cet hiver, pour les concours, quand il nous a fallu trouver des chambres et faire la cuisine pour les coureurs ». (A.P : Lettre du 14-3-47)

Le premier Relais

L’impulsion est donnée et c’est un 1953 que sera mis en place un plan d’urbanisme avec 33 lots de part et d’autre de la route. Hélène ARPIN nous raconte comment l’hôtel a trouvé son emplacement :

Il s’agit maintenant de dénicher des acquéreurs susceptibles d’investir à la Rosière en hôtels, commerces etc… .

1954 J.A est le premier partant. Il avait choisi un emplacement en bordure de la Nationale. Raté ! Le tracé de la route qui dessert le lotissement, le coupe et ruine ses espérances. Il présente une demande en Mairie pour construire au Nord de la route en bordure de forêt, à l’emplacement du tennis n°3 actuel. Le terrain n’étant pas loti, c’est refusé, évidement! (A.P)

Bon, qu’à cela ne tienne. Regardons plus loin , vers Manessier. La vue y est dégagée, le plateau accueillant, mais le terrain marécageux. On fera face! Un choix reste à décider : à l’amont ou à l’aval de la route? Hélène suggère : une terrasse dominante attirera plus les regards et les clients se divertiront de l’animation de la route. Le sort en est jeté. On pense aux pionniers migrateurs dans l’Ouest américain.

Pas de temps à perdre. Le terrain est échangé contre un autre de la propriété familiale. Durant le printemps, des pierres sont extraites d’une carrière ouverte au sommet de la piste du Lièvre Blanc. Pour l’ancien mineur, c’est un jeu d’enfant. Le frère Maurice ARPIN et Jean le copain de toujours, deviennent les gais compagnons de travail. Les tranchées des fondations sont creusées par Placide FUDRAL et son fils Charles, les murs montés rapidement. Les panneaux du chalet bois, ramené du village du chantier de la Girotte, dormait dans la grange du chalet de la Rosière (vieux village). Les voilà à nouveau dressés au soleil ou étalés en plancher ou plafond. Serge ARPIN de la fabrique, construit un toit solide qui défie la neige et les ans.


On lui consacre tous les jeudis et tous les dimanches d’automne : lessiver les parois, les plancher, installer la cheminée ; l’escalier extérieur. Durant ses veillées solitaires d’hiver Hélène peint des cadres décoratifs, coud des rideaux à carreaux blancs et rouges. Elle rêve d’un intérieur coquet et non des parois d’affichage publicitaire. De nombreux objets complèteront la décoration et les clients intéressés, le nez en l’air oublieront l’attente, s’il y a, et remarqueront : « c’est un vrai musée chez vous » !

Le deuxième, et le premier hiver pour la station de La Rosière

En même temps que se prépare la création de la station (contact avec les sociétés de remontées mécaniques, tracé de la route, électrification, adduction d’eau), Jean ajoute à sa cabane un deuxième édifice en pierre : « le deuxième Relais ». Celui-ci permet d’accueillir multiples invités tels que mariages, soirées animées à l’accordéon, réunions et autres. Jean ne manquait pas de chanter « ô Montagnards ô Montagnards …. »

1960/61 Ce sera l’ouverture de la station de La Rosière avec le téléski de « La Poletta » et la première saison d’hiver pour le Relais du petit St Bernard. Il regroupera Le Bar, Le Restaurant, Le ski man au rez-de-chaussée (Jean GAIDET durant quatre hivers), l’école de ski avec Alfred POSSOZ le premier moniteur de la Rosière. Le tout prêté bénévolement par le patron qui a à cœur d’encourager les jeunes. Les débuts seront tout de même difficiles car la fréquentation touristique reste faible mais le ski va prendre un essor considérable et permettre à un certains nombre de s’installer. Ce seront des gens du pays mais aussi des amoureux du site.

Le troisième Relais

Durant l'été et l'automne 1973, l'entreprise Perrière de Macôt et diverses autres, construisent le 3ème Relais du Petit Saint Bernard (architecte Guy DAVOISE, de Séez), le premier étage ouvre à Noël. Les finitions, boiseries, plafonds, parois, bar, meubles, ski-room, cheminée, seront par la suite fignolés, décorés sur place, par des artisans du pays, J.A. ayant à coeur d'employer, durant trente ans, la main d'oeuvre Montvalezannaise, en qualité d'employeur occasionnel.

L'environnement de l'hôtel mobilise aussi ses efforts attentifs : prés et talus nettoyés de leurs pierres, engazonnés et fauchés, rigoles des marécages creusées, bordures de fleurs vivaces et massifs fleuris entourés de pierres, amoureusement entretenus, parkings lavés, balayés, jardinières multicolores soulignant la terrasse.

Lulu, à la main verte, et Germain ARPIN, les hôtes accueillants du Relais offrent à notre admiration, été comme hiver une splendide décoration verte et florale.

Au décès de Jean ARPIN en 1989, l’entreprise familiale sera partagée tant bien que mal. Le grand frère Raymond ARPIN gardera la partie la plus ancienne « Le Bar » qu’il agrandira plus tard pour créer une grande salle de Self/Pizzeria et des appartements. Il donnera le nom de « Mac Kinley » à son commerce. La grande sœur Annie ARPIN sera propriétaire du deuxième Relais qu’elle cédera plus tard à Germain « le petit frère », afin de créer son propre bâtiment : « Le SCHATZI », une résidence de tourisme. Germain ARPIN et Lulu ayant déjà œuvré dans le 3ème Relais garderont cette partie et créeront dans « Le milieu » (2ème Relais) un Bar/Snack convivial pour le casse croute du midi.

Les projets

En 2012, ce sont maintenant trois commerces séparés qui sont gérés actuellement par des responsables différents et c’est un virage que doit prendre l’évolution de cette entreprise. En effet, les nouvelles normes accessibilités et de sécurité, l’économie d’énergie, nous amène à imaginer un projet durable de rénovation qui tiendrait compte de toutes les contraintes du moment. En 2009, nous avons commencé par une étude thermique du bâtiment avec l’idée de s’inscrire dans un appel à projet de région « bâtiment démonstrateurs à basse consommation d’énergie ». Malgré les aides qui peuvent être attribuées, en rénovation, les contraintes sont très importantes et le coût aussi. Cette étude nous permet tout de même d’avoir une ligne directrice en matière d’économie d’énergie et tous les futurs travaux entrepris tiendront compte de cette analyse. Après multiples concertation, il a été retenu en plus d’une rénovation/amélioration esthétique des chambres actuelles, un projet d’extension haute, qui engloberait de grandes chambres familiale et les deux chambres adaptées à l’handicap, un salon qui est inexistant actuellement ainsi qu’une salle de petits déjeuners plus spacieuse. Un ascenseur partant du niveau de la route desservirait tous les étages.

Toujours dans l’esprit de durabilité et de qualité, nous gardons en toile de fond les exigences du label HQE (haute qualité environnementale). Ceci nous amène a choisir des matériaux naturels, d’améliorer la performance dans chaque groupe que comporte le Label : L’éco-construction, le confort, la santé et l’éco-gestion. Le processus est plutôt compliqué mais nous permet d’être guidé afin de ne pas oublier certains points. Compte tenu des coûts, cela se construira sur du long terme mais s’inscrira dans un développement durable.